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Bac Rétention

Kit anti-pollution et rétention pour chantiers et engins

Sur un chantier, les fûts d'huile, les jerricans de carburant, les groupes électrogènes et les engins sont posés directement sur le sol, souvent près d'un réseau d'eaux pluviales. Une rétention mobile et un kit absorbant limitent les conséquences d'une fuite.

Ce qui s'applique sur un chantier

Nous n'avons pas identifié de texte imposant une rétention chiffrée spécifique aux chantiers. S'appliquent en revanche les obligations générales : l'interdiction de déverser des huiles, y compris après ruissellement ou infiltration (Code de l'environnement, art. R. 211-60), le délit de pollution des eaux (art. L. 216-6), et l'obligation pour l'employeur d'organiser un stockage sûr des produits chimiques et d'isoler les incompatibles (Code du travail, art. R. 4412-11 et R. 4412-17).

Pour une cuve aérienne extérieure de gazole ou de fioul hors installation classée, l'arrêté du 1er juillet 2004 prévoit une enveloppe secondaire avec détection de fuite ou une cuvette de rétention (art. 12) ; son application à votre installation est à vérifier.

Comment dimensionner la rétention

La règle générale (arrêté du 4 octobre 2010, art. 25, reprise par les arrêtés de prescriptions générales des installations classées) : la capacité de rétention est au moins égale à la plus grande de ces deux valeurs — 100 % du plus grand récipient ou 50 % du volume total. Le texte prévoit aussi une règle propre aux récipients de 250 L ou moins (fûts, bidons) : 20 % du volume total (50 % pour les liquides inflammables), avec un minimum de 800 L, ou le volume total s'il est inférieur.

Quand tous les récipients font 250 L ou moins, les deux règles s'appliquent et peuvent donner des volumes différents : faute de doctrine administrative qui tranche, nous recommandons la plus stricte. Notre calculateur de capacité de rétention affiche les deux, à titre indicatif.

Entretenir la rétention

Pour les sites à autorisation, l'article 25 de l'arrêté du 4 octobre 2010 demande une rétention étanche et résistante aux produits qu'elle peut recevoir, un dispositif de vidange maintenu fermé et, à l'extérieur, une vidange des eaux de pluie aussi souvent que nécessaire ; ailleurs, ce sont de bonnes pratiques. Gardez la cuvette libre (ni eau, ni déchets, ni contenants vides) et remplacez un bac fissuré ou corrodé.

Exemples de dimensionnement sur chantier

Un groupe électrogène avec un réservoir de 200 L posé sur un bac : prévoyez une rétention d'au moins 200 L, le volume du réservoir.

Trois jerricans de 20 L de gazole et un fût d'huile de 200 L regroupés : tous font 250 L ou moins et totalisent 260 L, moins de 800 L. Avec la règle des petits récipients, la rétention doit égaler ce total, soit 260 L. Séparez le gazole et l'huile si vous les gérez comme déchets différents.

Base vie et zone de ravitaillement

Regroupez les fûts, jerricans et produits du chantier dans une zone de stockage unique, à distance des avaloirs et des fossés, et posez-les sur une rétention dimensionnée. Pour le ravitaillement des engins et des groupes électrogènes, prévoyez un bac ou une aire de rétention sous le point de remplissage et un kit absorbant à portée de main.

Au démontage du chantier, les absorbants souillés et les liquides récupérés dans la rétention sont des déchets à faire éliminer par une filière adaptée : prévoyez-le dès l'installation.

Quel matériel pour un chantier

Du matériel mobile et robuste, facile à manutentionner, avec passages de fourches pour les plus gros bacs :

  • Bacs en acier pour les fûts d'huile et les jerricans de carburant, plus résistants aux manutentions.
  • Bacs pour IBC de 1 000 L pour les produits livrés en grand contenant.
  • Kits anti-pollution hydrocarbures dans chaque véhicule ou base vie.
  • Un obturateur ou une bâche pour protéger l'avaloir le plus proche en cas de déversement important, le temps de pomper ou d'absorber le liquide.
  • Une rétention dont le volume couvre au moins le plus grand contenant posé dessus et, pour des fûts et jerricans de 250 L ou moins, le volume total jusqu'à 800 L (voir le calculateur).

Questions fréquentes

Existe-t-il une obligation de rétention propre aux chantiers ?

Nous n'avons pas trouvé de texte spécifique aux chantiers ; les obligations générales du Code de l'environnement et du Code du travail s'appliquent.

Quel kit anti-pollution prévoir ?

Un kit hydrocarbures dont la capacité d'absorption correspond au plus grand contenant manipulé, à garder à proximité immédiate des fûts et des engins.

Acier ou polyéthylène sur un chantier ?

L'acier résiste mieux aux chocs et convient aux carburants inflammables ; le polyéthylène est plus léger pour les huiles.

Un bac peut-il rester en extérieur ?

Oui, à condition de le vider régulièrement des eaux de pluie pour conserver le volume de rétention disponible, comme le prévoit l'article 25 de l'arrêté du 4 octobre 2010.

Comment déplacer un bac de rétention ?

Ne déplacez pas un bac contenant du liquide : videz-le d'abord. Pour les fûts, utilisez un bac avec passages de fourches ou un chariot adapté, et respectez la charge admissible indiquée par le fabricant.

Que faire après une fuite sur chantier ?

Contenez la fuite avec le kit absorbant, protégez les avaloirs proches, récupérez l'absorbant souillé dans un contenant fermé pour le faire éliminer comme déchet, puis vérifiez l'état de la rétention avant de la réutiliser.

Sources

Informations générales, à jour à la date de publication ; elles ne remplacent pas l'avis de votre organisme de contrôle ou de l'inspection des installations classées pour votre site.

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